La Défense, 70 ans d’architecture, d’urbanisme et d’ambition.

« Véritable musée à ciel ouvert La Défense est un quartier en pleine mutation »

Le parcours proposé nous a offert un quartier tourné vers l’avenir et devenu un pôle économique majeur sur le plan européen et international. Son paysage architectural s’inscrit sur la magnifique perspective de l’axe historique de Paris, une vitrine unique de l’architecture des cinquante dernières années. Dès 1920, l’idée d’un nouveau quartier parisien dans le prolongement de l’axe historique émerge et plusieurs projets sont présentés par de célèbres architectes pour son aménagement, dont un de Le Corbusier, mais aucun d’entre eux n’est retenu.

A partir des années 50, La Défense est un quartier en pleine mutation. Les aménagements se succèdent en fonction des priorités et des savoir-faire techniques de leur époque.

La construction du CNIT 1958 (Centre des nouvelles industries et technologies), donne le ton avec ce qui reste la plus grande voute en voile de béton autoportante au monde. Aujourd’hui encore, l’Etablissement Public de Gestion « Defacto » regorge d’idées pour les futurs aménagements de ce territoire hors-normes et s’efforce de densifier l’espace urbain. Principalement un quartier d’affaires mais aussi un lieu de vie, il est composé aujourd’hui à 70 % d’entreprises et 30% de résidents. Il s’efforce de s’adapter aux nouvelles formes de travail et de se réapproprier des espaces verts ainsi que du mobilier urbain.

Les tours construites à La Défense ne dépassent jamais les 324m, hauteur de la Tour Eiffel. Cette disposition obéit à un désir de garder un espace à échelle humaine. Ces tours rivalisent de nouveautés en termes de graphisme et non pas de hauteur ce qui est le cas dans la plupart des capitales du monde.

Véritable musée à ciel ouvert, notre promenade est ponctuée par des oeuvres de grands auteurs modernes. Les oeuvres de Calder, César, Miró, Serra, Takis... offrent un large panorama de l’art contemporain. De grandes entreprises françaises comme la Société Générale, ont tenu à accompagner ce mouvement par le mécénat en présentant dans leurs locaux de remarquables collections d’art.

Notre visite s’achève par la Grande Arche, cube de béton évidé, de 110m de hauteur due à l’architecte danois Johann Otto von Spreckelsen, dont c’est l’unique oeuvre en France. Elle a été placée dans l’axe historique qui part du Louvre, se prolonge par la place de la Concorde, l’avenue des Champs Elysées et l’Arc de Triomphe.

Le toit vient d’être à nouveau ouvert au public après son réaménagement complet. Il offre une vue exceptionnelle sur la ville de Paris et ses environs.

Par Marina Lafosse