Vibrant, jeune, le quatuor Onslow

Vibrant, jeune, le quatuor Onslow né en 2013 au Reid Hall à Paris a interprété Brahms, Haydn, Onslow...

C’est une double découverte, pour la majorité d’entre nous, que nous a offert le concert du 23 mars au Reid Hall.

Découverte d’abord d’un compositeur… français, comme son nom ne l’indique pas : George Onslow, fils d’un aristocrate britannique installé à Clermont-Ferrand à la fin du XVIIIe siècle, y est né en 1784 et y fut enterré en 1853. Son succès fut immense durant la première moitié du XIXe siècle, en France et à l’étranger, au point qu’on le surnommait « le Beethoven français ». Tombé dans l’oubli pendant plus d’un siècle, c’est donc à une renaissance que nous avons assisté en écoutant l’un de ses 36 quatuors à cordes.

Découverte ensuite d’un jeune quatuor à cordes français, créé il y a cinq ans à peine, le quatuor Onslow, qui nous a offert le privilège de partager l’intimité de son travail de « peaufinage » de la dernière répétition avant l’arrivée du public. Une demi-heure plus tard, les musiciens avaient troqué jeans et polos de couleurs pour la tenue noire de rigueur.

Au programme : Haydn, « le père du quatuor à cordes », Onslow, donc, et Brahms, qui a porté cette forme au pinacle du romantisme au XIXe siècle : trois œuvres superbes, magistralement interprétées.

Tout ceci dans une salle au charme suranné rappelant l’intimité des salons de musique parisiens où la proximité avec les musiciens permet une très belle écoute.

Par Annie Lionnet