Collection particulière Cartier

Depuis le XXe siècle jusqu’à nos jours, la maison CARTIER s’est attachée les faveurs de l’aristocratie, des grandes cours royales et de l’intelligentsia, des stars de Broadway et de Hollywood.

Nous avons découvert le musée privé de la rue de la Paix où sont présentées 76 pièces de la collection particulière, « Cartier. Cadeaux de légende », qui retrace l’histoire de cette prestigieuse maison. Nous admirons le diadème de Marie Bonaparte, princesse et intellectuelle, un joyau fait de platine au serti millegrain qui disparaît pour mettre en valeur l’éclat du diamant. Les bijoux de tête seront avant tout lumineux, transformables, fluides, confortables, relevant d’une prouesse artistique, esthétique et moderne.

Jeanne Toussaint, appelée la panthère, est nommée directrice de la Maison Cartier en 1933. Avec elle, cet animal dévient emblématique et les bijoux expriment une folie exotique : juxtaposition de pierres, animaux, dragons, inspirés de l’Orient et de l’Inde. En 1949, la Duchesse de Windsor acquiert une broche panthère avec deux diamants jaunes de forme poire pour les yeux et un cabochon en saphir de 152 carats.

A Londres commencent les créations sur le thème de la nature et des fleurs. Ce sera la broche « rose » de diamant et platine réalisée en 1938 pour la princesse Margaret d’Angleterre. Créée en 1917, la montre Tank est intemporelle. Elle défiera toutes les modes. Sous nos yeux, on peut admirer celles ayant appartenu à Fred Astair ou à Lord Mountbatten. Parmi les accessoires, des boîtes à cigarettes aux nom et adresse gravés des propriétaires, ornées d’émail et d’or jaune ; celle de Randolph Churchill qui s’est retrouvée entre les mains du roi Farouk, lui-même détenteur d’une boîte à cigares sur laquelle est gravé le tracé du canal de Suez. Elle pèse deux kilos d’or.

La vogue des Charm’s en 1938 n’échappe pas à la Maison Cartier qui les remet au goût du jour pour les fixer sur des bracelets. Le collier de rubis birmans, assorti d’un bracelet et de boucles d’oreilles, offert à Liz Taylor par Mike Todd, en 1957, témoigne d’un admirable savoir-faire. Le bracelet Love naît à New York en 1970, clin d’œil au mouvement « peace and love » ; il s’adapte si parfaitement au poignet qu’on n’éprouve pas le besoin de l’enlever. Autre curiosité, une broche en or World Tour 1989-90 sur laquelle sont insérés des diamants identifiant chaque étape de la tournée d’Elton John.

Nous sommes ressorties admiratives devant tant de créations diverses et insolites d’une qualité d’exécution exceptionnelle. Un grand merci à la Maison Cartier pour son accueil enthousiaste et chaleureux.

Par France Bussière

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